Action urgente contre l'expérimentation animale‏ !!!

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Cher(e) ami(e),

La Commission européenne révise actuellement la Directive 86/609 CE relative aux expériences sur les animaux. Un nouveau texte a déjà été approuvé le 5 mai dernier par le Parlement européen, et le Conseil des ministres doit se prononcer à ce sujet fin novembre.

Mais la proposition actuelle du Parlement est loin de refléter l'avis de l'opinion publique. Plus dramatique encore, ses dispositions vont à l'encontre du bien-être des animaux à de nombreux égards.

Nous vous demandons de consacrer quelques minutes de votre temps pour envoyer une lettre aux députés belges du Parlement européen, afin de leur demander de plaider en faveur d'un renforcement de la Directive.

Une fois votées, les nouvelles règles édictées par cette loi détermineront le sort de millions d'animaux détenus dans les laboratoires pendant la prochaine décennie... et peut-être plus. Cette opportunité de renverser le cours de l'histoire en faveur des animaux ne se reproduira pas. Par avance, merci d'afficher vos convictions pour convaincre ensemble la Belgique et l'Europe qu'une science moderne ne peut se permettre de reposer sur la souffrance de millions d'êtres sensibles.

Merci d'envoyer aux adresses mails ci-dessous :

AAN : veronique.dekeyser@europarl.europa.eu, anne.delvaux@europarl.europa.eu, isabelle.durant@europarl.europa.eu, philippe.lamberts@europarl.europa.eu, louis.michel@europarl.europa.eu, frederique.ries@europarl.europa.eu, marc.tarabella@europarl.europa.eu, mathieu.grosch@europarl.europa.eu, frederic.daerden@europarl.europa.eu


Adresses mails des Députés européens des autres pays :

http://www.europarl.europa.eu/members/public/geoSearch.do;jsessionid=F6C588B71EBCA53C77ECB8B9EA9CFC6E.node2

Voici la lettre à envoyer :

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Madame, Monsieur,

Révision de la directive 86/609 de l’UE (expérimentation animale)

Je vous écris au sujet de la révision actuellement en cours de la directive 86/609/EEC concernant la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales. Ainsi que vous le savez, le rapport du Parlement européen a été adopté le 5 mai, et le Conseil des ministres devrait adopter sa position d’ici la fin novembre.

Si je vous écris aujourd’hui, c’est que je suis persuadé que le rapport adopté par le Parlement est très loin de refléter l’opinion publique (ainsi que le démontre le sondage récent effectué par YouGov dans six pays représentatifs de l’UE (LINK)). En effet, ce rapport est contraire au bien-être animal en de nombreux points. Je me permets de vous conseiller vivement de soutenir les demandes de l’ECEAE (la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale) pour une législation qui soit à la fois plus humaine et plus représentative d’une science moderne reposant sur de meilleures bases, à savoir:

- Une interdiction d’utiliser les primates non-humains, les chats et les chiens. Si néanmoins l’utilisation d’un certain nombre de primates devait se poursuivre pour le moment, il faudrait imposer une interdiction inconditionnelle d’utiliser les grands singes et les primates capturés dans la nature et mettre fin à l’utilisation de primates F1 (parce que leur utilisation implique nécessairement la capture d’animaux dans la nature, avec toute la souffrance que cela implique, dans le but de les utiliser pour la reproduction).

- Un test de dommages/bénéfices rigoureux pour tous les projets faisant usage d’animaux, menés par les gouvernements nationaux. Les expériences pour les produits ménagers, l’alcool, le tabac, les armes, les tests psychologiques, l’éducation et la formation et d’autres expériences qui ne sont pas liés à des maladies humaines graves ou mettant la vie en danger, ou qui ne concernent pas des produits essentiels, ne devraient pas être autorisées.

- Une révision rétrospective de tous les projets lorsqu’ils arrivent à leur fin. Cela est important afin d’évaluer l’utilité scientifique d’un projet et d’en tirer les leçons pour des décisions en matière d’autorisations à l’avenir. Les projets devraient par ailleurs être revus pendant toute leur durée de vie.

- Une interdiction de causer une souffrance grave qui est plus que passagère

- La réutilisation d’animaux (c.à.d. dans des expériences alors qu’un autre animal pourrait être utilisé sans que les objectifs scientifiques en soient affectés) ne pourrait être autorisée que dans les situations ‘double-mild’ (c.à.d. lorsque la première procédure et la répétition de la procédure ne comportent toutes les deux qu’une souffrance ‘légère’) et après une évaluation particulièrement rigoureuse des dommages et bénéfices.

- Une transparence bien plus grande, seules les informations réellement confidentielles et les informations pouvant identifier ceux qui sont impliqués dans les expériences sur les animaux étant protégés.

- Une interdiction d’effectuer des expériences animales en double sans nécessité.

- Des moyens bien plus grands et une obligation de développer et d’utiliser des alternatives.

- Une obligation de la part de la Commission, de concert avec les parties intéressées, de passer régulièrement en revue la nouvelle directive, afin de veiller à ce qu’elle reflète l’évolution de l’opinion publique et des connaissances scientifiques, dans le but d’atteindre l’objectif que tous disent partager, soit de mettre fin à l’utilisation des animaux à des fins d’expérimentation.

Je compte sur vous pour répondre, en tant qu'élu(e), à la volonté du public européen, et pour ne pas céder à la très puissante industrie de l’expérimentation animale, qui tente de semer la panique en prétendant que des recherches importantes seraient menacées ou pourraient migrer hors de l’UE si la protection animale devait être renforcée, ce qui n'est pas fondé.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

PRENOM, NOM
VILLE, PAYS


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Merci pour les animaux torturés et massacrés dans les laboratoires

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